Agroécologie et Environnement

Recherche Agriculture, SysTèmes Alimentaires et Territoires

''

Une politique scientifique orientée vers l'agroécologie et les systèmes alimentaires durables.

''

Christophe DAVID Directeur exécutif

Olivier DUCHENE  

  

  

Kernza meeting day 1-6

Cultiver des céréales pérennes pour la production de grains et de fourrages, en assurant la fourniture de services écosystémiques.

Première partie de notre « Perennial Grains Project » , cette thèse a pour objectif d’évaluer l’intérêt des céréales pérennes en termes de productivité et de bénéfices pour l’agroécosystème. Des essais en plein champs et en station de recherche sont utilisés pour tester la céréale pérenne Kernza® (Thinopyrum intermedium), associée ou non à des légumineuses, dans des conditions pédoclimatiques différentes.

A travers ces expérimentations, nous analyserons le potentiel de production grain/fourrage, la fertilité et la protection du sol, la dynamique de l’azote, la gestion des adventices et l’influence des pratiques culturales (association, fauche, fertilisation). Basé sur un modèle de céréale pérenne prometteur, ce travail participera aux premiers résultats agronomiques d’une alternative agroécologique encore inconnue dans les systèmes céréaliers et polyculture-élevages européens.

Damien MASSALOUX  

  

  

La perméabilité écologique des paysages agricoles

L’objectif de cette thèse est de définir et mesurer la capacité des paysages agricoles à fournir des ressources et permettre le déplacement de la biodiversité sauvage, afin que celle-ci puisse accomplir ses cycles biologiques (nourriture, repos, refuge, reproduction etc.) et assurer des échanges génétiques entre les populations.

Ces travaux sont effectués à deux échelles faunistiques : les insectes et les oiseaux. Nous cherchons ainsi à définir l’influence du paysage, dans un usage agricole, sur la biodiversité.

Les territoires d’étude sont trois plaines agricoles : la Bièvre (Isère), le Rovaltain (Drôme) et le Forez (Loire).

Laura VINCENT-CABOUD  

   

 

Le semis direct sous couvert végétal : une alternative au glyphosate ?

La technique du semis direct sous couvert végétal apparaît, aujourd’hui, comme une alternative innovante à l’utilisation du glyphosate qui suscite aujourd’hui de nombreux débats. Initié en 2016, ce projet de thèse est conduit par Laura VINCENT-CABOUD doctorante à l’ISARA.

Le principe de cette technique repose sur le semis d’une culture, sans travailler le sol, sous un couvert végétal. Par exemple, dans le cas d’une culture de printemps, un couvert végétal semé début automne va se développer jusqu’au printemps suivant où il sera détruit par roulage. La culture sera ensuite semée directement sous ce couvert végétal roulé. 

Quels bénéfices ?

Les bénéfices de cette innovation sont nombreux :

- limiter le développement des adventices grâce à la présence du couvert végétal laissé sur le sol,

- protéger le sol contre les aléas climatiques (ex : érosion, ruissellement, etc.),

- améliorer la fertilité du sol, réduire la pollution des eaux et de l’environnement,

- économiser le carburant grâce à la réduction des interventions mécaniques sur les parcelle,

- réduire le temps de travail.

Afin d’envisager la mise en œuvre de cette technique dans les exploitations agricoles, il s'est avéré nécessaire de repenser l’ensemble des systèmes de production actuels et de prendre en compte les objectifs et les contraintes des agriculteurs. Pour répondre à cet enjeu, une démarche participative avec des agriculteurs rhônalpins a été mise en place depuis 2016 dans le cadre de la thèse menée par Laura.

14 essais ont ainsi été construits et expérimentés avec et chez les agriculteurs locaux. Depuis la mise en place de cette pratique, de plus en plus d’agriculteurs se sont montrés intéressés et prêts à mener à leur tour des essais sur leurs parcelles.

Parus ou à paraître 

Thèses et ouvrages

Thèses et ouvrages

Retrouvez les derniers ouvrages et thèses publiés par l'équipe de recherche Systèmes Céréaliers en Agriculture Biologique (SCAB).

Voir